3 657. C’est le nombre de voitures essence de plus de dix ans qui circulent encore chaque jour dans Bruxelles. En 2030, la plupart d’entre elles ne franchiront plus les frontières de la capitale, même en rêve.
Dans les rues bruxelloises, le compte à rebours a commencé. À partir de 2030, rares seront les véhicules essence encore autorisés à passer les portiques automatiques de la LEZ. Seuls ceux homologués Euro 6d-TEMP ou mieux pourront s’y aventurer sans craindre la sanction. Cette norme, entrée en vigueur à grande échelle en 2019, exclut d’un trait la majorité des modèles mis en circulation avant cette date. Quelques hybrides non rechargeables, à condition d’être dûment homologués, profiteront d’un bref sursis. Mais gare aux contrôles : la police, équipée de systèmes de lecture automatisée des plaques, ne laissera rien passer. Pour les propriétaires de voitures plus anciennes, l’heure n’est plus à l’hésitation. Une amende attend ceux qui tarderaient à préparer la transition.
Bruxelles en 2030 : où en est-on avec l’interdiction des voitures essence ?
La zone basse émission de Bruxelles ne cesse de renforcer son emprise. Dès 2030, chaque véhicule essence qui n’affiche pas la norme Euro 6d-TEMP sur son certificat d’immatriculation sera recalé. La mesure ne s’arrête pas au centre historique mais s’étend aux dix-neuf communes, bouleversant la vie des résidents comme celle des navetteurs et visiteurs occasionnels.
Bruxelles veut marquer les esprits et réduire concrètement la pollution urbaine. Pas de place au hasard : toute entrée ou sortie de la LEZ déclenche un contrôle automatique des plaques. Les modèles essence visés sont essentiellement ceux d’avant 2019. Les conducteurs concernés devront se plier à la nouvelle règle, sous peine de sanction immédiate.
L’effort collectif est au rendez-vous. La région pousse vers les solutions hybrides modernes, l’électrique, ou encore les véhicules partagés. Les règles s’appliquent sans distinction de nationalité : même les voitures étrangères devront respecter les mêmes critères, sans exception. Quant aux entreprises et professionnels, souvent dotés de flottes vieillissantes, ils n’échapperont pas à la remise à niveau.
Pour rendre plus lisible l’impact de cette évolution, voici trois points à retenir :
- LEZ mise en place : contrôles automatisés systématiques et sanctions au rendez-vous
- Voitures essence interdites circulation Belgique en 2030 : tous les modèles non conformes devront rester hors de la zone
- Région Bruxelles : passage accéléré vers les véhicules à faibles émissions, toutes catégories confondues
Le calendrier ne laisse pas de répit. Chaque automobiliste est invité à vérifier la conformité de son véhicule sur sa carte grise et à anticiper un renouvellement si besoin. À défaut, la mobilité au sein de la capitale deviendra vite un parcours du combattant.
Normes Euro : comment elles déterminent l’accès à la ville
À Bruxelles, la norme Euro fait la loi. Ce référentiel technique, révisé à intervalles réguliers depuis le milieu des années 1990, classe les véhicules selon leur niveau de pollution. À chaque nouvelle version, les seuils de tolérance pour les particules, oxydes d’azote ou hydrocarbures sont abaissés. Résultat : seuls les modèles les plus récents passent le filtre.
Pour continuer à rouler dans la capitale après 2030, il faudra présenter un véhicule essence homologué Euro 6d-TEMP ou supérieur. Ceux d’avant 2019, même s’ils fonctionnent parfaitement, seront bloqués à l’entrée de la LEZ. Le contrôle est implacable : il repose sur la lecture automatique de la plaque, croisée avec les bases de données officielles.
Trois éléments résument la situation :
- Euro 6d-TEMP : c’est le ticket d’entrée minimum pour circuler
- Tous les véhicules essence antérieurs à 2019 sont frappés d’interdiction
- Certificat d’immatriculation : seul justificatif reconnu pour prouver la conformité
La règle vaut également pour les voitures étrangères. Les conducteurs de passage devront vérifier la norme Euro de leur véhicule et, si nécessaire, effectuer un enregistrement temporaire pour éviter la sanction. Aucun espace pour l’improvisation : chaque franchissement de portique peut signifier un contrôle et une amende à la clé. Mieux vaut vérifier avant de prendre le volant.
Quels modèles essence vont devoir rester au garage ?
Le couperet va tomber sur toute une génération de voitures essence. La fameuse norme Euro 6d-TEMP sert de ligne de partage. En pratique, la plupart des citadines, compactes, breaks ou SUV essence produits avant 2019 seront bientôt persona non grata dans la LEZ. Pas question de négocier : seul le millésime et la conformité à la norme importent.
Pour illustrer concrètement, de nombreux modèles populaires se voient concernés : Peugeot 208 première génération, Renault Clio IV, Volkswagen Polo produites entre 2012 et 2018, ou encore Ford Focus et Citroën C3 de la même période. Les breaks familiaux, monospaces compacts, petites sportives essence qui n’affichent pas Euro 6d-TEMP sur leur carte grise devront rester sur le pas de la porte.
Cela ne dépend ni du kilométrage ni de l’entretien. Seuls certains modèles produits à la toute fin de la décennie, déjà homologués à la nouvelle norme, pourront encore circuler sans crainte. Pour les étrangers, même logique : sans certificat ou enregistrement conforme, impossible de franchir la barrière de la LEZ.
Voici, à titre d’exemple, les profils de véhicules particulièrement concernés :
- Peugeot 208, 308, Renault Clio IV, Captur, Citroën C3, DS3, Ford Fiesta, Opel Corsa… produits principalement entre 2012 et 2018
- SUV essence compacts ou familiaux de la même période
- Breaks, monospaces, petites sportives essence non homologués Euro 6d-TEMP
Pour tous ceux qui tiennent à ces modèles, le constat est sans appel : sans adaptation, ils resteront au garage dès 2030.
Changer de voiture ou adapter son usage : quelles options pour les propriétaires concernés ?
À l’approche de l’échéance, chaque propriétaire d’une voiture essence non conforme se retrouve face à un choix. Continuer à rouler dans Bruxelles passera, pour beaucoup, par un renouvellement du véhicule. Le marché a déjà pris les devants : les modèles électriques et hybrides rechargeables se multiplient, et les constructeurs généralistes rivalisent d’offres et de primes d’acquisition. Les bornes de recharge fleurissent, même si l’autonomie ou le coût d’achat restent encore des freins pour certains.
Face à ce changement, plusieurs options concrètes s’offrent aux automobilistes :
- Passer à une voiture électrique ou hybride récente. Quelques aides à l’achat subsistent, même si elles s’amenuisent d’année en année.
- Utiliser le pass journalier qui permet un accès limité à la LEZ avec un véhicule non conforme. Idéal pour ceux dont les incursions en ville restent exceptionnelles.
- Opter pour les parkings de transit à la périphérie, puis terminer le trajet en transports en commun ou modes doux. Le réseau de parkings relais, connectés à la STIB, a été pensé pour faciliter ce type de transition.
Ce bouleversement ne touche pas que les particuliers. Les entreprises, artisans, indépendants doivent eux aussi revoir leur organisation. Le car-sharing explose, tout comme les offres d’abonnement automobile flexible. Certains envisagent même le rétrofit électrique : transformer un ancien modèle essence en voiture zéro émission grâce à un kit homologué, solution encore rare mais en croissance.
L’étau se resserre, mais Bruxelles ne ferme aucune porte : la ville façonne sa métamorphose, et chacun est invité à choisir son chemin vers cette nouvelle mobilité. D’ici 2030, la capitale sera le terrain grandeur nature d’une révolution silencieuse où chaque plaque d’immatriculation racontera une histoire de transition. Qui prendra le virage, qui s’accrochera au passé ? Le compte à rebours, lui, ne s’arrête pas.


