Qu’est-ce que la conduite traditionnelle ?

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Il n’est plus un secret pour personne, le permis de conduire est le précieux sésame qui ouvre la voie à la conduite automobile. Depuis qu’il existe, l’examen du permis de conduire a connu bien des évolutions. Parmi les différents types, on retrouve la conduite traditionnelle. Qu’est-ce que c’est et quels sont ses spécificités ?

Qu’appelle-t-on conduite traditionnelle ?

La formation « traditionnelle » à l’examen du permis de conduire est celle qui vient instantanément à l’esprit des candidats. Il s’agit d’une formation réalisée auprès d’une auto-école physique. C’est un acteur de proximité dont le local est situé proche du lieu d’habitation ou des lieux fréquentés par le candidat. Ces formations sont dites classiques, car elles se réalisent auprès de l’auto-école physique. C’est l’exemple des locaux pour la formation au Code de la route. Par conséquent, elle ne passe pas par certaines méthodologies d’apprentissage spécifiques, comme la conduite accompagnée.

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Une fois la phase théorique terminée, vous pourrez passer votre examen directement à l’issue de votre formation.

Au départ, une évaluation est effectuée pour déterminer votre niveau et le nombre de leçons qui pourraient vous correspondre. Le minimum étant de 20 h de leçons de conduite en 4 étapes :

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  • maîtriser le maniement du véhicule dans un trafic faible ou nul ;
  • appréhender la route et circuler dans des conditions normales ;
  • circuler dans des conditions difficiles et partager la route avec les autres usagers ;
  • pratiquer une conduite autonome sûre et économique ;

Il faut ajouter des modules Vérifications véhicule. Ils ont lieu pour permettre au candidat de se familiariser aux questions orales de l’examen.

Les avantages de la formation traditionnelle

Le choix d’une formation traditionnelle offre plusieurs avantages aux candidats. Au nombre des intérêts régulièrement mis en avant par les apprentis conducteurs, on retient :

  • L’assurance de la proximité avec les formateurs,
  • La disponibilité et l’accessibilité des auto-écoles classiques
  • Règles d’accès relativement souples

Cependant, ces avantages tendent à perdre de leur superbe. Dès lors qu’ils sont : confrontés aux services d’accompagnement et de soutien fournis par d’autres acteurs du secteur. C’est l’exemple de l’auto-école en ligne. Elle propose une flexibilité et une immédiateté dans sa réponse, ce qui est très appréciée des jeunes candidats.

Les documents à fournir lors de votre inscription à une formation traditionnelle sont :

  • Carte d’identité (recto et verso), carte d’identité du parent qui inscrit un enfant mineur (recto et verso)
  • À partir de 16 ans l’attestation de recensement ou à partir de 17 ans l’attestation de la Journée d’Appel à la Défense et à la Citoyenneté JDC
  • ASSR2
  • Photos à signature numérique (e-photo agréés ANTS)
  • 2 Enveloppes timbrées (20 g) sans adresse, et 1 enveloppe format A5, timbrée à 50 grs sans adresse.
  • Un justificatif de domicile de moins de 3 mois
  • Une attestation d’hébergement pour les personnes habitants au domicile familial, accompagnée de la carte d’identité de l’hébergeant.

Tous les dossiers doivent être complets le jour de l’inscription !

Les inconvénients de la formation traditionnelle

Si les avantages de la formation traditionnelle sont nombreux et non négligeables, cette méthode d’apprentissage présente aussi des inconvénients.

Le premier inconvénient majeur est le coût. Effectivement, se former en auto-école classique peut représenter un budget important pour certains candidats. Le tarif horaire d’une heure de conduite varie selon les régions et peut aller jusqu’à 60 euros dans certains cas. Il faut ajouter à cela le prix des différentes formules proposées par l’auto-école (forfait code, heures de conduite, package complet…).

Un autre inconvénient concerne le rythme d’apprentissage qui ne correspond pas toujours aux disponibilités et aux besoins du candidat. Les cours ont lieu à heure fixe chaque semaine, ce qui peut être contraignant pour certains élèves ayant une vie professionnelle ou personnelle chargée.

La qualité de l’enseignement dispensé en auto-école traditionnelle n’est pas toujours au rendez-vous. Certains moniteurs peuvent manquer de pédagogie ou ne pas être suffisamment investis dans leur travail.

Face à ces inconvénients réels mais non rédhibitoires pour tous les apprentis conducteurs, pensez à bien faire votre choix définitif quant à votre méthode d’apprentissage.

Les alternatives à la conduite traditionnelle : la conduite accompagnée et la conduite supervisée

Si la conduite traditionnelle est la méthode d’apprentissage la plus répandue, il existe cependant deux autres options pour les candidats au permis de conduire : la conduite accompagnée (AAC) et la conduite supervisée (CS).

La conduite accompagnée permet aux élèves dès l’âge de 15 ans et demi de commencer à apprendre à conduire avec un professionnel avant de poursuivre leur formation avec un parent ou tout autre accompagnateur agréé. Cette période d’apprentissage en AAC s’étale sur une durée minimale d’un an (trois mois minimum obligatoires entre l’épreuve du code et le début des cours pratiques), ponctuée par une évaluation pédagogique pratique en entreprise après avoir effectué au moins 3000 km.

Quant à elle, la conduite supervisée consiste aussi en une formation initiale donnée dans une auto-école suivie d’une phase supplémentaire pendant six mois minimum sous le contrôle d’un accompagnateur autorisé (parent, ami…). Il n’y a pas véritablement de limite supérieure quant au nombre d’heures effectuées, mais cet apprentissage doit être terminé jusqu’à six mois maximum après l’examen théorique.

Les avantages principaux sont que ces deux formules proposent un meilleur rapport qualité-prix qu’en auto-école traditionnelle, puisqu’il faut compter environ 700 euros pour chaque option contre près du double en cours collectifs. Elles offrent des opportunités supplémentaires pour se familiariser davantage avec les règles de conduite et améliorer son niveau de sécurité routière.

Pour les apprentis conducteurs qui hésitent entre la formation classique ou une formule alternative comme l’AAC ou la CS, pensez à bien considérer vos propres besoins et disponibilités. Si vous êtes pressé(e) d’obtenir votre permis et que vous disposez des ressources financières nécessaires, optez pour une auto-école traditionnelle. En revanche, si le budget est serré mais que vous avez du temps devant vous, envisagez l’une des deux options alternatives, à condition bien sûr qu’elles soient possibles dans votre région.

Les critères pour choisir entre la conduite traditionnelle et les alternatives

Le choix entre la conduite traditionnelle, la conduite accompagnée ou supervisée dépend de nombreux facteurs.

Il faut prendre en compte le temps et les moyens financiers que vous êtes prêts à consacrer à votre formation. Si vous ne disposez pas d’un budget important et que vous avez du temps devant vous, alors l’une des deux formules alternatives pourrait être une solution intéressante pour apprendre à conduire sans avoir besoin de dépenser autant qu’en auto-école classique.

Si votre emploi du temps est serré et que vous souhaitez obtenir rapidement votre permis de conduire, alors la conduite traditionnelle peut être un choix judicieux. Les cours collectifs proposés par les auto-écoles traditionnelles permettent aussi une interaction avec les autres élèves qui peuvent apporter des conseils supplémentaires.

D’autre part, il faut considérer le suivi pédagogique qu’il vous faut pour réussir l’examen pratique. Effectivement, certains élèves ont besoin d’un encadrement plus régulier pour progresser efficacement dans leur apprentissage tandis que d’autres préfèrent travailler seuls chez eux après chaque séance en entreprise ou session avec un parent validateur compétent selon leurs disponibilités respectives.

Prenez en compte vos besoins personnels ainsi que ceux de vos proches avant toute prise de décision définitive quant au type d’apprentissage qui conviendrait le mieux à chacun. N’hésitez pas non plus à demander conseil à votre auto-école ou à un professionnel de la formation pour vous aider dans votre choix.

Les évolutions récentes de la formation à la conduite traditionnelle

La formation à la conduite traditionnelle a connu de nombreuses évolutions ces dernières années. Effectivement, la sécurité routière est une priorité pour les autorités et l’objectif est de réduire le nombre d’accidents de la route.

Depuis 2013, il existe une formation obligatoire aux premiers secours (PSC) pour tous les candidats au permis de conduire. Cette formation permet aux futurs conducteurs d’apprendre les gestes qui sauvent en cas d’accident et peut leur être utile tout au long de leur vie.

Depuis septembre 2020, il y a eu une modification du système des points : chaque nouveau permis dispose désormais d’un capital initial de six points plutôt que douze auparavant. Il faudra donc attendre trois ans sans perte ni infraction avant de récupérer douze points sur son permis.

Il faut aussi noter que depuis 2018, il faut bien choisir sa formation afin d’acquérir toutes les connaissances requises pour être un conducteur sûr et fiable.

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