Comment assurer une conduite accompagnée ?

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La conduite accompagnée est un apprentissage destiné à de jeunes conducteurs. Elle leur permet de se faire la main en toute sécurité. Pour conduire en toute tranquillité sur la route, il faut souscrire une assurance.

Vous vous demandez bien comment faire pour bénéficier d’une telle protection lors d’une conduite accompagnée ? Ne réfléchissez plus longtemps parce que ce qui suit va vous édifier à cet effet.

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Demande d’une extension de l’assurance auto de l’accompagnateur

C’est le propriétaire de la voiture qui va répondre de cette assurance. Il représente le tuteur de l’élève conducteur et c’est justement sa voiture que ce dernier emprunte pour la pratique. En tant qu’accompagnateur, cette exigence ne vous demande pas de trop de contraintes.

Votre véhicule bénéficie déjà d’une assurance. Vous n’avez qu’à vous appuyer sur votre assureur pour étendre vos garanties d’assurance auto. Les cautions vont couvrir alors l’élève et le conducteur qui comptent utiliser la même voiture.

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Commencez par informer votre agence d’assurance. Cette dernière va vous réclamer l’attestation de fin de formation du jeune conducteur. Le document certifie le suivi des 20 heures au moins de cours de conduite.

Sur cette base, l’assureur apporte des modifications à votre contrat et vous envoie une nouvelle attestation d’assurance. Voilà, vous êtes donc à jour pour accompagner votre apprenti dans sa conduite.

Refus de votre demande d’extension par l’assureur : que faire ?

Dans la plupart des cas, l’assureur accepte la demande d’extension. Cependant, il peut arriver que certains refusent. C’est souvent le cas si vous êtes condamné pour de nombreux délits routiers ou si vous commettez assez d’accidents. Votre assureur sent donc la menace et peut alors refuser votre demande.

Dans ce cas, vous ne pouvez donc pas être accompagnateur d’un jeune apprenant de conduite. Sollicitez un autre tuteur qui dispose d’une voiture et qui est prêt à jouer le rôle. C’est la seule solution à votre portée.

Avantages et conséquences d’une assurance pour conduite accompagnée

L’un des avantages majeurs de l’assurance formule conduite accompagnée demeure le gain financier.

Avantages d’une assurance formule conduite accompagnée

L’assurance auto pour un apprenti conducteur revient assez cher. Les agences craignent que cet élève cause un peu trop d’accidents, de dégâts matériels et autres. En conséquence, elles leur fixent des taux élevés pour couvrir les charges en cas de sinistres.

Pour donc éviter de payer aussi cher, la formule conduite accompagnée reste la meilleure solution. Elle ne vous demande pas trop de dépenses parce qu’elle est greffée sur une assurance déjà existante.

Le tuteur étant un habitué de la route, cela rassure mieux l’assureur dans l’accompagnement du jeune apprenant.

Dans la plupart des cas, cette assurance formule conduite accompagnée n’entraîne pas une hausse de votre souscription habituelle. Certaines structures disposent même d’un bonus pour conduite accompagnée.

Conséquences d’une assurance formule conduite accompagnée

En cas d’accident causé par le jeune conducteur, la responsabilité vous revient parce que vous êtes l’accompagnateur. Puis c’est votre assurance qui en prend un coup. L’année qui suit, votre assureur vous impose de payer plus cher votre assurance.

C’est pour cette raison qu’il est donc important de vous assurer du niveau de votre élève avant de vous engager dans cette mission.

Les critères à respecter pour devenir accompagnateur

Pour devenir accompagnateur, il y a quelques critères à respecter. Il faut être titulaire du permis de conduire depuis au moins 5 ans. Cette condition est obligatoire pour pouvoir accompagner un jeune conducteur en phase d’apprentissage.

Il faut avoir une assurance auto personnelle couvrant les dommages que votre élève pourrait causer lors des sessions de conduite. Pensez à bien vérifier auprès de votre assureur si vous êtes bien assuré pour cette situation particulière.

L’accompagnateur doit avoir moins de 65 ans et ne pas avoir fait l’objet d’une annulation ou suspension du permis depuis cinq ans. Les personnes ayant commis certains délits routiers comme la conduite en état alcoolique ou sous stupéfiants sont aussi exclues.

L’accompagnateur doit être proche du jeune conducteur qu’il encadre. Il peut s’agir d’un parent (père, mère), grand-parent(s) ou encore tuteur légal. Le but est avant tout de créer un climat propice aux échanges afin que le jeune apprenant puisse progresser dans les meilleures conditions possibles.

Pensez à bien préparer qui précède le passage du permis par son élève. Ce dernier aura besoin non seulement des heures obligatoires mais aussi des heures supplémentaires pour se perfectionner et gagner en confiance sur la route.

Lorsque tous ces critères sont remplis avec succès, l’accompagnateur peut se présenter auprès de la préfecture pour une inscription en vue d’obtenir un accord. Cette étape est cruciale pour pouvoir commencer les sessions d’apprentissage sur la route avec son élève.

Accompagner un jeune conducteur nécessite certaines compétences. Il faut être capable de donner des conseils pertinents et bienveillants tout en faisant preuve d’une grande patience. Si vous êtes prêts à relever ce défi, n’hésitez plus à postuler !

Les règles à suivre pendant la conduite accompagnée

Les règles de conduite accompagnée sont très strictement encadrées. Il faut de la concentration et rester à l’écoute des consignes données.

L’un des principaux avantages de la conduite accompagnée est qu’elle permet une meilleure assimilation des règles de sécurité routière. Effectivement, elle offre aux jeunes conducteurs une plus grande expérience sur la route ainsi qu’une meilleure appréhension de différents types d’environnements de circulation. Le temps passé en voiture avec un accompagnateur est aussi l’occasion pour les apprentis conducteurs d’échanger avec leur tuteur sur différentes situations rencontrées sur la route.

Le choix du bon moment pour débuter ses premiers tours de roue semble être crucial dans cette phase extra-scolaire qui peut amener parfois à des angoisses ou phobies réelles chez certains parents soucieux de voir leurs enfants évoluer sans eux au volant. Le choix revient généralement aux parents, mais il ne faut pas oublier que plusieurs facteurs entrent en jeu lorsqu’il s’agit de préparer son enfant : maturité, assurance scolaire ou encore contexte familial • tous ces éléments doivent être discutés avant toute prise décisionnelle. De manière générale, nous recommandons toutefois aux parents d’attendre que leur enfant ait atteint un certain niveau scolaire (notamment en mathématiques) avant d’envisager cette option extracurriculaire.

Il faut s’assurer que l’offre est bien adaptée aux besoins des jeunes conducteurs. Dans l’idéal, une assurance complète avec assistance panne et accident ainsi qu’un dépannage sur place seraient les meilleurs atouts pour un accompagnement optimal.

Même si la conduite accompagnée peut sembler contraignante avec ses règles strictes à suivre pendant sa mise en application, il n’en demeure pas moins que cet enseignement précoce de la conduite reste indispensable afin d’appréhender au mieux les dangers de la route.

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